Un deuxième sondage en trois jours donne le "non" gagnant au référendum du 29 mai. De plus en plus de partisans du "oui", de gauche comme de droite, demandent à Jacques Chirac de sortir de sa réserve pour s'engager dans la campagne. Le chef de l'Etat s'exprimera mardi et mercredi à Bruxelles, où il participera au conseil européen de printemps.
La progression spectaculaire du "non" s'explique principalement par le recul du "oui" à gauche et parmi les électeurs de l'UDF, sur fond de mécontentement contre la politique du gouvernement Raffarin et de polémique sur la directive Bolkestein sur la libéralisation des services.
Le président de l'UDF François Bayrou a appelé le chef de l'Etat à s'engager "fortement" dans une "adresse aux Français". Le député socialiste Manuel Valls a déploré "l'absence totale" de Jacques Chirac, en lui reprochant de "ne pas donner de sens" à la consultation qui s'annonce. Quant à l'UMP, son porte-parole Alain Lamassoure s'est exprimé en ces termes: " je fais confiance au président pour savoir à quel moment et sous quelle forme il pourra intervenir".
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